Les modifications de la législation de la Fédération de Russie dans le domaine de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement, entrées en vigueur en 2021, ont accordé aux gouvernements locaux le droit d'établir leurs propres normes pour la composition des eaux usées. Comme le souligne l'intervenant Arsen Stepanyan, chef du service de protection de l'environnement de PJSC « Signal », ces exigences sont souvent strictes et, pour certaines substances, pratiquement irréalisables. Cela confronte les entreprises industrielles au non-respect des normes, ce qui entraîne des coûts financiers importants pour l'indemnisation des dommages et la mise en œuvre de plans de réduction des rejets.
La présentation examine en détail les principales raisons du non-respect des normes : stations d'épuration obsolètes, manque de contrôle interne, qualité insatisfaisante de l'eau entrante et non-utilisation de technologies modernes dans la production.
Pour résoudre ce problème, un mécanisme de contrôle complet a été mis en place dans l'entreprise. L'intervenant montre par l'exemple l'importance d'identifier tous les points de génération d'eaux usées et d'organiser un contrôle en laboratoire à l'entrée et à la sortie des stations d'épuration. L'élément clé du système est devenu l'échantillonnage parallèle lors des inspections de la compagnie des eaux.
La mise en œuvre du système de contrôle a nécessité des changements organisationnels majeurs. Tous les départements liés à l'approvisionnement en eau et à l'assainissement (stations d'épuration, laboratoire sanitaire) ont été regroupés en un seul service de protection de l'environnement. Cela a permis de prendre des décisions rapides et de coordonner les rejets.
L'intervenant explique comment le contrôle des effluents concentrés (plus de 50 mg/l) et leur rejet progressif aident à éviter les situations d'urgence et à économiser les réactifs. La combinaison de différents effluents avant traitement réduit leur concentration et diminue les coûts en produits chimiques.
Le processus de mise en œuvre a rencontré plusieurs difficultés. Les obstacles internes comprenaient l'irréversibilité de certains processus technologiques (par exemple, la nécessité d'un rejet massif des bains galvaniques) et le long processus de sensibilisation du personnel aux risques financiers.
Parmi les obstacles externes, l'intervenant souligne le manque d'accréditation des laboratoires indépendants pour tous les polluants et la réticence de certains laboratoires d'État à effectuer des analyses pour contester les résultats des monopoles de l'assainissement.
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