Leur matinée ne commence certainement pas par un café. Les lamineurs de l'atelier de roues se sont réunis pour la réunion de début de poste afin de recevoir leurs tâches de la journée et de réviser l'ABVR. Le chef de secteur est direct : « tant que vous ne vous rappellerez pas les risques, vous ne commencerez pas le travail ». Les métallurgistes comprennent eux-mêmes que la sécurité prime, c'est pourquoi même les plus expérimentés révisent les règles quotidiennement.
RÉFÉRENCE
ABVR (analyse de la sécurité des travaux), DOR (évaluation dynamique des risques), ORPR (discussion des risques avant le travail) — des outils de gestion des risques qui, ensemble, permettent d'effectuer n'importe quel travail en toute sécurité.
Dans le secteur du laminage à chaud de l'atelier de roues, sept analyses de sécurité des travaux (ABVR) ont été élaborées. Et les ouvriers connaissent chacune d'elles sur le bout des doigts. Si auparavant, avant le début du poste, ils étudiaient des instructions volumineuses, aujourd'hui les principales règles de sécurité tiennent sur deux pages — elles tiennent même dans la poche. Aujourd'hui, par exemple, nous avons revu le transport du porte-matrice inférieur et son installation dans le chariot pour le remplacement de l'outil de déformation. C'est une action habituelle pour nous, que nous effectuons plusieurs fois par poste. Lorsqu'on travaille en mode automatique depuis plusieurs années, on risque d'oublier la sécurité. Mais en discutant des règles le matin, on s'en souvient pour toute la journée.
Il y a encore trois ou quatre ans, peu de gens pouvaient répondre à la question : qu'est-ce qui pourrait mal tourner dans mon travail ? Aujourd'hui, les métallurgistes peuvent eux-mêmes élaborer une ABVR complète pour les opérations qu'ils effectuent. L'un des principaux objectifs de la gestion des risques est de permettre aux gens de réfléchir à leur propre sécurité. Non pas pour punir, mais pour aider à identifier les risques et à les minimiser.