Avec le développement des processus de production, l'attention des entreprises industrielles s'élargit naturellement : de la garantie de la sécurité de base au travail à la gestion globale de l'impact environnemental. La transition de nombreux types de travaux vers l'externalisation a révélé un problème systémique : les sous-traitants qui pénètrent sur le site du client pour effectuer des travaux de réparation ou de construction manquent souvent de compétences suffisantes en matière de gestion des déchets. Les petites entreprises se heurtent à des obstacles financiers et administratifs lors de l'obtention de licences et de la conclusion de contrats d'élimination, tandis que les grands entrepreneurs généraux éprouvent des difficultés à déterminer la propriété des déchets générés.
La présentation examine en détail l'expérience de la centrale nucléaire de Novovoronej, où un système transparent d'interaction avec les sous-traitants a été développé et mis en œuvre. L'intervenant explique comment l'entreprise a réussi à intégrer les exigences environnementales dans le travail contractuel, à réduire les risques d'amendes administratives et à accroître la culture environnementale globale du personnel engagé.
Une étape clé dans la mise en ordre a été la définition claire de la propriété des déchets. La pratique montre que lors de la réparation d'équipements utilisant des matières premières fournies et payées par le client, la centrale nucléaire devient le propriétaire des déchets. L'exception concerne les projets de construction d'immobilisations qui ne figurent pas au bilan de l'entreprise ; dans ce cas, la responsabilité incombe au sous-traitant. Cette distinction permet d'éviter les conflits juridiques lors des inspections par les autorités de contrôle.
Pour consolider ces normes, des modifications ont été apportées aux règlements sur les activités contractuelles et aux directives de gestion des déchets. Les contrats sont désormais accompagnés d'accords de sécurité HSE, qui précisent les types de violations de la législation environnementale et les sanctions correspondantes. Les cahiers des charges incluent une section obligatoire avec des mesures de protection de l'environnement et un calendrier d'enlèvement des déchets, rendant les exigences environnementales juridiquement contraignantes et obligatoires.
Exiger des employés des sous-traitants une connaissance approfondie de la législation environnementale est inefficace. Par conséquent, des schémas de gestion des déchets aussi simples et visuels que possible sont placés sur les lieux de travail. Le travailleur comprend clairement dans quel conteneur stocker les chiffons huilés, où mettre le plastique, et qui appeler pour transférer le volume accumulé. Cela élimine le besoin de formations complexes et minimise le risque de mélanger des déchets de différentes classes de danger.
L'intervenant montre par l'exemple comment la charge bureaucratique a été optimisée. Auparavant, le processus de transfert des déchets (par exemple, la ferraille) du sous-traitant au client nécessitait l'établissement de trois documents différents via l'entrepôt et la comptabilité. L'introduction d'un acte unique de bout en bout pour la production et le transfert des déchets a considérablement réduit la paperasserie. Le document est établi sous forme électronique, approuvé par les chefs de service et sert de base à la tenue du registre de comptabilité primaire, assurant un contrôle total sur le respect des normes établies.
Pour une gestion préventive de la situation, une méthodologie d'évaluation des risques adaptée de la norme ISO 31000 est appliquée. Par le biais d'un brainstorming, un indice de priorité du risque (IPR) est calculé, prenant en compte la gravité des conséquences, la probabilité d'occurrence et la détectabilité du danger. Par exemple, le risque qu'un sous-traitant laisse des déchets sur le site est jugé inacceptable si le cahier des charges ne contient pas les obligations correspondantes, ce qui nécessite la mise en place immédiate de barrières administratives.
Une solution pratique intéressante a été l'optimisation de la gestion des contenants de peinture et de vernis. Au lieu de remettre chaque contenant vide comme déchet de troisième classe de danger pour traitement, les sous-traitants ont été autorisés à utiliser des contenants de plus petit volume comme contenants réutilisables jusqu'à l'achèvement complet des travaux. Ce simple changement de procédure a considérablement réduit le volume de déchets dangereux envoyés à l'élimination.
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