Dans le secteur moderne de l'énergie et de l'industrie, la sécurité du personnel dépend directement de la qualité de l'organisation du travail. Denis Vashchenko, chef du département HSE de la centrale thermique n°2 de la société par actions « NTEK », partage son expérience de la mise en œuvre d'un système complet de contrôle d'accès. L'intervenant explique comment l'analyse des statistiques d'accidents a conduit l'entreprise à comprendre que la plupart des incidents, y compris les chocs électriques et les chutes de hauteur, sont dus à des lacunes dans l'organisation du travail, en particulier à des autorisations de début de poste de mauvaise qualité et à des briefings formels.
Pour résoudre le problème de l'approche formelle des autorisations d'accès, l'entreprise a développé un système à plusieurs niveaux. La présentation examine en détail la première étape : l'« autorisation démonstrative ». Les experts (managers et spécialistes HSE) sont personnellement présents sur les lieux de travail en tant qu'observateurs. Cela permet non seulement d'enregistrer les erreurs sans sanctions immédiates, mais aussi d'établir des relations de confiance avec le personnel, en brisant la barrière entre les travailleurs et les autorités de contrôle.
L'étape suivante a été l'introduction d'un enregistrement vidéo continu. L'intervenant montre, à travers l'exemple de l'utilisation d'enregistreurs vidéo mobiles, comment l'enregistrement continu du processus d'autorisation — de la vérification des EPI à l'interrogation orale sur les risques — modifie l'attitude des managers et des travailleurs envers la procédure. Les séquences vidéo sont analysées quotidiennement et les erreurs identifiées sont discutées en commission, ce qui garantit un retour d'information constant.
Consciente des limites de l'analyse manuelle des vidéos, l'entreprise teste des systèmes de contrôle à distance avec téléchargement automatique des données sur le serveur lorsque l'enregistreur est placé dans la station d'accueil. Cela élimine la possibilité d'interrompre intentionnellement l'enregistrement. Il est prévu de mettre en œuvre des complexes fixes d'analyse vidéo par réseaux de neurones. Un tel système sera capable de surveiller en temps réel l'utilisation des EPI (casques, lunettes, cagoules ignifuges), la justesse des actions du personnel et même la vitesse des véhicules, en signalant instantanément les violations.
Une partie importante de l'étude de cas est la justification économique. Les coûts d'équipement des équipes en enregistreurs vidéo (environ 25 000 roubles par unité) et la mise en œuvre de l'analyse par réseaux de neurones (environ 5 millions de roubles par site) sont incomparables aux pertes potentielles liées aux accidents. Le paiement forfaitaire à une victime peut s'élever à 3,5 millions de roubles, et les temps d'arrêt de l'équipement dus à un incident coûtent des millions de roubles chaque jour.
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