Contrairement aux systèmes techniques où un dysfonctionnement est évident (par exemple, une panne d'équipement), le leadership et la culture de sécurité sont difficiles à « toucher » et à mesurer. Anna Voronkova, responsable HSE chez Heineken, explique comment formaliser ces concepts et les rendre tangibles pour le développement de l'organisation.
L'intervenante souligne trois idées fausses courantes auxquelles les spécialistes sont souvent confrontés :
La présentation examine en détail trois modèles de leadership :
Selon l'intervenante, c'est le leadership serviteur qui est le plus efficace dans le domaine de la sécurité, car ce domaine nécessite une interaction et une coordination interfonctionnelles, plutôt qu'une gestion directive stricte.
Souvent, les entreprises se concentrent sur la formation de la haute direction, en oubliant le management intermédiaire (chefs d'équipe, contremaîtres). Cependant, ce sont eux qui constituent le maillon clé, transmettant les informations de haut en bas et les problèmes de bas en haut. Si un blocage survient à ce niveau, les initiatives de sécurité ne sont pas mises en œuvre, ce qui entraîne la démotivation du personnel de première ligne. L'intervenante montre, à l'exemple de son entreprise, comment l'introduction de formations obligatoires en leadership pour les managers de première ligne aide à résoudre ce problème.
Une solution inattendue mais efficace a été l'application de la méthode du « nœud papillon » (analyse Bow-Tie), traditionnellement utilisée pour évaluer les risques opérationnels, à l'analyse du leadership. Cet outil permet d'évaluer dans quelle mesure les décisions managériales prennent en compte les risques de sécurité. L'analyse est menée dans quatre directions : communication, interaction, prise de décision basée sur l'évaluation des risques et leadership personnel. Cela aide à révéler la situation réelle, par exemple, si la sécurité est vraiment une priorité lors du choix d'un entrepreneur.
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Commentaires 4
Alexander Amazastov,
La réponse est : le développement du leadership. Il peut être développé. Beaucoup dépend de la culture d'entreprise dans son ensemble.
Semen Nedelchu,
Au niveau du bureau global, il y a des centres de compétence organisés par processus/standards. Quiconque possède l'expertise peut y participer. En sécurité, il y a 5 centres et la Russie est représentée dans chacun.
Anna, le terme "bureau global" a été mentionné plusieurs fois. Quel est le degré de participation des sites de production dans différents pays ?
Bonjour ! Le leadership n'est pas inné chez tout le monde. En pratique, le leadership "hiérarchique" est le plus courant. En réalité, un manager est obligé d'être un "leader". La question est : quel mécanisme d'influence appliquer ? Simplement parler et donner des conseils — ÇA NE MARCHE PAS !