Aujourd'hui, il est difficile d'imaginer un employé présent sur notre site de production portuaire sans équipement de protection individuelle (EPI). Et en montant en voiture, la plupart des collègues bouclent déjà automatiquement leur ceinture de sécurité. La plupart — car malheureusement, il y a des exceptions à toutes les règles. À toutes, sauf aux Règles Cardinales de sécurité.
Les règles cardinales représentent la discipline sur un site de production dangereux. Lorsqu'il s'agit de simples actes dangereux, un avertissement ou un entretien préventif peut suffire. Cependant, après cela, une personne ne change pas toujours son comportement. C'est pourquoi, lorsque les Règles Cardinales de sécurité sont spécifiquement enfreintes, la sanction doit être inévitable. Toutefois, les infractions et le degré de responsabilité peuvent varier. Il ne s'agit pas toujours d'un licenciement. Par exemple, si une personne emprunte un escalier tout en parlant au téléphone, elle ne met qu'elle-même en danger. En revanche, si un conducteur conduit un bus en téléphonant, il met en danger de nombreuses autres personnes. Ce sont des situations de nature différente qui doivent être traitées différemment.
En mars 2024, nous avons révisé la liste des règles cardinales de sécurité et mis en place un système d'évaluation par points pour leurs infractions. Quel en est le principe ? Pour chaque infraction spécifique, un certain nombre de points, allant de 1 à 10, est attribué au travailleur en fonction de la gravité des conséquences potentielles et du degré d'intentionnalité de la faute. Dix points constituent le score maximal, entraînant une décision de licenciement de l'employé, ou de suspension de travail/exclusion du sous-traitant du site de la Société/Entreprise.
Les points sont valables pendant un an à compter de la date de l'infraction, après quoi ils sont annulés. Si une personne commet une infraction une fois, les points sont attribués, mais si rien de fatal ne se produit et qu'aucune autre infraction n'est commise au cours de l'année, ils expirent simplement. En revanche, si un employé commet des infractions régulièrement, il peut accumuler le nombre maximal de points sur un an et recevoir un « carton rouge ».
Licencier un employé ou se limiter à une sanction disciplinaire ? Il est important pour nous d'assurer la collégialité et la transparence de la prise de décision. La préparation documentaire de ce processus est effectuée avec soin. Toutes les infractions aux règles cardinales sont enregistrées dans un système automatisé de gestion de la sécurité (ASUB). Au sein de chaque entité juridique de la Société, des commissions correspondantes ont été formées pour examiner chaque situation individuellement et prendre des décisions. Elles sont composées de représentants du service RH, de juristes, d'un spécialiste HSE, du directeur général de l'entité juridique et de représentants des collectifs de travail. Une infraction aux Règles Cardinales n'est pas toujours le résultat du comportement de l'employé lui-même. Par exemple, un employé peut être contraint d'effectuer des travaux sans permis de travail. Ou d'utiliser une meuleuse d'angle sans avoir reçu de lunettes de protection. La commission vérifie si les conditions pour un travail en toute sécurité ont été créées et s'il existe des circonstances à prendre en compte (cas de force majeure, manque d'expérience dans le type de travail effectué, pression de la part du supérieur, etc.). La commission a le droit de tenir pour responsable de l'infraction aux Règles Cardinales le supérieur de l'employé fautif si les conditions nécessaires à l'exécution sécurisée des travaux n'ont pas été assurées.
Y aura-t-il des exceptions au système de points ? Oui, il existe des infractions graves qui ont entraîné ou auraient pu entraîner des conséquences lourdes. Notamment, l'état d'ébriété ou l'emprise de stupéfiants, l'absence de fourniture ou d'utilisation de dispositifs de protection contre les chutes de hauteur, etc. Dans ces cas, un employé peut être licencié dès la première infraction aux Règles Cardinales.
Les résultats des travaux des commissions sont examinés chaque mois lors de la Journée de la sécurité de l'entreprise.