La transformation de l'attitude envers la santé et la sécurité dans les entreprises modernes nécessite de passer d'une gestion directive à la création d'une culture de sécurité durable. Lorsque le respect des règles devient non seulement une exigence réglementaire, mais un besoin interne de chaque employé, l'entreprise obtient une réelle réduction des accidents. Lors du webinaire, Pavel Mitrokhin, responsable HSE chez Oriflame (usine Cetes Cosmetics), analyse en détail les étapes pratiques pour impliquer le personnel dans les questions de sécurité industrielle.
La présentation souligne qu'une stratégie réussie repose sur deux éléments d'égale importance : l'activité (connaissances et compétences professionnelles) et la personnalité (valeurs et motivations internes). Si un employé possède les qualifications nécessaires, mais que ses convictions personnelles diffèrent des principes de travail en toute sécurité, le système échoue. L'intervenant montre, à l'exemple de son entreprise, à quel point il est important de faire de la sécurité une priorité réelle et non déclarée, en soutenant les paroles de la direction par des actions concrètes et des investissements dans l'amélioration des conditions de travail.
Pour modifier les modèles de comportement des employés, une combinaison de deux types de motivation est utilisée : « vers » (recherche d'un résultat positif) et « loin de » (évitement des conséquences négatives).
L'intervenant analyse la pratique de l'application du contrôle à trois niveaux. Aux premiers stades de la mise en œuvre, le problème d'une approche formelle au premier niveau se pose souvent, lorsque les responsables hiérarchiques n'enregistrent pas les violations réelles. La solution consiste à mener des inspections conjointes par des spécialistes HSE et des chefs de service jusqu'à ce que la compétence d'identification des risques soit consolidée.
Une attention particulière est accordée aux audits à distance utilisant des moyens de communication vidéo. Malgré les économies de ressources évidentes, ce format nécessite une attention accrue, car il est facile de manquer des défauts d'équipement cachés à travers la caméra, par exemple, des fixations de rayonnages desserrées.
La culture de sécurité est impossible sans des canaux de retour d'information fonctionnels. L'entreprise a mis en place plusieurs outils pour recueillir des initiatives : réunions régulières des comités HSE, « boîtes rouges » anonymes pour les suggestions et enquêtes annuelles. Un facteur de succès critique est la réponse obligatoire à chaque demande : même si la proposition ne peut pas être mise en œuvre immédiatement, l'employé doit recevoir une réponse argumentée.
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