L'approche moderne de la santé et de la sécurité au travail a depuis longtemps dépassé le cadre des départements spécialisés. La sécurité est un style de travail pour l'ensemble de l'entreprise, qui dépend directement de la position de la direction générale. Dans sa présentation, Tatiana Bobrovitskaya, représentante de la société Shell, analyse l'évolution de la culture de sécurité d'entreprise : de la mise en œuvre du programme Hearts and Minds au début des années 2000, qui a déplacé l'attention des instructions techniques vers l'attitude consciente des personnes, aux concepts modernes de Human Performance et de Learner Mindset.
L'oratrice souligne un changement de paradigme important : les erreurs sont inévitables, car elles sont commises par des êtres humains. La tâche principale d'un système de sécurité moderne est de créer des conditions dans lesquelles une erreur n'entraînera pas de conséquences fatales. Pour cela, la sécurité psychologique de l'environnement est essentielle. Si les employés craignent d'être punis, ils dissimulent les incidents et les situations potentiellement dangereuses, privant ainsi l'entreprise de la possibilité d'en tirer des leçons et de prévenir de futurs accidents.
Le rôle du leader est particulièrement pertinent pour les entreprises russes avec leur structure hiérarchique prononcée. La direction générale ne se contente pas de donner le ton et d'allouer des ressources, elle remplit également une fonction d'intégration cruciale. L'oratrice note que les incidents se produisent souvent à l'intersection des zones de responsabilité de différents départements. C'est précisément le leader qui est capable de surmonter cette fragmentation en établissant une interaction efficace entre les départements et en faisant de la sécurité une tâche commune, et non un problème exclusif du service HSE.
La présentation examine en détail les modèles de comportement spécifiques qu'un manager doit démontrer pour forger une culture de sécurité fiable :
Une partie distincte de la présentation est consacrée aux spécificités du travail dans les coentreprises, où les intérêts et les cultures d'entreprise de différents actionnaires se rencontrent. L'oratrice montre, à l'exemple des partenariats de Shell en Russie, comment le dialogue est établi pour rapprocher les normes de sécurité. L'étape la plus importante de ce travail commence avant même la signature des contrats : l'entreprise procède à une évaluation approfondie des risques HSE de l'actif potentiel. La présence de contraintes insurmontables (par exemple, travailler dans des parcs nationaux) peut entraîner le refus de la transaction, et dans les autres cas, les exigences visant à aligner l'actif sur les normes de sécurité de l'entreprise sont intégrées directement dans la structure de l'accord.
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